![]() |
|
Il
était une fois... |
![]() |
Un
petit d'homme maigrelet, fragile, doux et ultra sensible, qui vivait dans la magnifique
ville rose qu'est Toulouse, capitale de la violette. C'est enfant, dont la jeunesse
fut martyrisée par des maux infligés par l'homme, n'eut d'autre
possibilité, afin d'attirer désespérément sur lui
les attentions qu'il désirait, comme tout enfant, que de commettre les
pires bêtises qui soient et puissent germer dans un esprit juvénile. Ce
qu'il ne pouvait comprendre, vu son jeune âge, c'est que ses sottises creuseraient
un peu plus chaque jour un fossé, devenant brèche béante,
pour enfin se transformer en gouffre
Dès lors, la douleur emplit
son cur et son corps, meurtris d'indicible façon. Personne ne viendrait
à son secours, ne le comprendrait et ne s'accorderait le temps d'apprivoiser
son âme égarée. Il se referma donc sur lui-même, se
construisant un univers habité de mille choses merveilleuses et imaginaires,
dans lequel il y trouvait les raisons de sa survie. Les
années passèrent et un jour d'automne, il découvrit la parade
à ses malheurs. Il faut avouer que dix-huit printemps venaient de sonner
au beffroi de sa vie et que l'unique remède à son chagrin ne pouvait
se trouver que dans une fuite éperdue. Partir
absolument
devint
une idée fixe
Il fallait entrevoir une solution et agir, vite. C'est
alors que la fée publicité passa par là
Une invite
dès plus sérieuse, à s'engager dans la Marine nationale,
s'afficha devant son regard alors qu'il se trouvait dans un bus. La réponse
était là
évidente. Après
moult problèmes à surmonter, l'accord paternel étant obligatoire
il fallut, pour sauver ce qui pouvait l'être, avoir recours au soutien de
grand-père, lequel usa de toute son énergie, et dont l'autorité
fit pencher la balance du bon côté. La fée chance venait de
rencontrer celui qui lui était désigné
Les dés
en étaient jetés. Sa nouvelle destinée n'appartiendrait qu'à
lui. Elle deviendrait sienne, à part entière, et jamais plus il
ne laisserait autrui la diriger, encore moins la modifier. Il s'en fit le serment. Par
un froid matin de décembre, sous un ciel plombé de deuil, il gagna
hâtivement la capitale, qui, recouverte d'un blanc manteau, l'accueillit.
Un gros oiseau d'acier attendait, parqué sur le tarmac et, lorsqu'il quitta
le sol de France, il emporta avec lui un jeune homme dont les yeux emplis de larmes
se refermèrent pour ne plus voir que le fond de son cur. Après
l'enfer, il allait connaître un véritable paradis terrestre, la Polynésie,
et renaître enfin à la vie
à sa vie. Ce
jeune homme, c'était
moi. Guy
Vigneau |