Ecriture Passion...

 

 

 

L'espoir

 

 

 

La vie est entrée en moi, portée par l'amour de celui qui a ravi mon cœur, me faisant ainsi le plus beau cadeau qu'une femme puisse recevoir de la part de l'être aimé. Depuis, de légères modifications dans mon corps se font plus pressantes, levant ainsi les derniers doutes. L'immense joie qui nous submerge n'a d'égal que le désir qui nous guide.

Cette révélation, tant attendue, certes nous déconcerte un peu, mais, la première surprise passée, nous prenons conscience de l'importante nouvelle. Il faut désormais se rendre à l'évidence, la vie est bien là, fermement décidée à faire valoir ses droits. Dans quelques mois son fruit sera mûr et apportera une saveur ineffable dans notre existence commune.

En y pensant, les larmes inondent mes yeux et mon cœur fait la farandole, comme un fou.
Les premiers mois sont passés comme l'éclair. Puis, un beau jour, cette dualité s'est mise à bouger. Sensation, oh ! Combien sublime, que seule encore la jeune mère que je suis a le privilège de découvrir…

Cette complicité qui nous lie déjà, ne nous quittera plus, j'en fais serment. L'enfant de l'amour ne peut se concevoir autrement alors que mes pensées volent vers lui afin qu'il sache combien je l'aime et combien son papa l'attend avec la même impatience…

L'espoir qui grandit en moi trouble mon être jusqu'à ses plus intimes limites et titille mes sens d'une si douce façon qu'il me vient l'envie, parfois, de me pincer pour être sûre de ne pas rêver.
La formulation de mes espérances est légitimée par ma propre angoisse à la pensée que cet enfant que je porte ne puisse jouir de toutes les facultés requises à l'accomplissement d'un bonheur aussi parfait que merveilleux. Garçon ou fille ? Peu importe !

Ce prolongement de nous même ne pourra que nous combler, tant notre soif d'amour est forte. Comme disait le poète : lorsque l'enfant paraît, les regards alentour s'illuminent et leur expression nourrit ma joie. Enfant-Roi tu es, puisses-tu régner sur mon cœur, à jamais.

Guy Vigneau