![]() |
|
L'espoir |
![]() |
La
vie est entrée en moi, portée par l'amour de celui qui a ravi mon
cur, me faisant ainsi le plus beau cadeau qu'une femme puisse recevoir de
la part de l'être aimé. Depuis, de légères modifications
dans mon corps se font plus pressantes, levant ainsi les derniers doutes. L'immense
joie qui nous submerge n'a d'égal que le désir qui nous guide. Cette
révélation, tant attendue, certes nous déconcerte un peu,
mais, la première surprise passée, nous prenons conscience de l'importante
nouvelle. Il faut désormais se rendre à l'évidence, la vie
est bien là, fermement décidée à faire valoir ses
droits. Dans quelques mois son fruit sera mûr et apportera une saveur ineffable
dans notre existence commune. En
y pensant, les larmes inondent mes yeux et mon cur fait la farandole, comme
un fou. Cette
complicité qui nous lie déjà, ne nous quittera plus, j'en
fais serment. L'enfant de l'amour ne peut se concevoir autrement alors que mes
pensées volent vers lui afin qu'il sache combien je l'aime et combien son
papa l'attend avec la même impatience
L'espoir
qui grandit en moi trouble mon être jusqu'à ses plus intimes limites
et titille mes sens d'une si douce façon qu'il me vient l'envie, parfois,
de me pincer pour être sûre de ne pas rêver. Ce prolongement de nous même ne pourra que nous combler, tant notre soif d'amour est forte. Comme disait le poète : lorsque l'enfant paraît, les regards alentour s'illuminent et leur expression nourrit ma joie. Enfant-Roi tu es, puisses-tu régner sur mon cur, à jamais.
Guy Vigneau |