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| Mon
amour |
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J'ai
jeté l'ancre sur cette plage et attends ta venue pour que nous partions
en voyage
je t'en supplie, je t'en conjure, fais-moi un petit signe de la
main, dès que tu seras sur le sable avec ton petit bagage et ton ombrelle. Je
viendrai alors à ta rencontre, te prendrai délicatement dans mes
bras, pour venir te déposer ensuite sur le pont de mon vaisseau. Je t'installerai
dans mes appartements du château arrière, situé au spardeck
supérieur de mon bateau, où le soir, frileusement blottie au creux
de mes bras, tu assisteras au coucher de l'astre solaire. Nous
serons loin, déjà, et ton âme, pour toujours fusionnée
à la mienne, se consolera de l'oubli de tes terres lointaines... Nous voguerons
ainsi, vers des paysages merveilleux, loin de toute vie, de la clameur des hommes,
vers un paradis dont je connais la splendeur et où, sur les plages dorées,
caressées par les alizés, je te ferai tendrement l'amour. Ô,
sublime compagne, adorable déesse qui succomba heureusement à mon
charme et dont les traits chavirés ne peuvent qu'émouvoir l'esclave
de ton cur que je suis devenu
oui, mon tendre et merveilleux amour,
le voyage auquel je te convie n'aura de limites que celles de notre désir,
de notre imagination, de notre sentiment infini. Puisses-tu
me chérir comme je t'aime
puisses-tu accepter les bras de ton destin
que je tends vers toi
puisses-tu trouver dans mon geste d'espérance,
les raisons de me suivre jusqu'au bout d'un monde nouveau, jusqu'aux limites de
notre vie, jusqu'au terme de notre aventure amoureuse, pour lesquels j'ai fondé
tous mes espoirs. Passion
absolue de mon esprit tu es, rêve somptueux d'un avenir prodigieux, signe
tangible de notre destinée commune, clin d'il adressé par
les Dieux de l'univers, eux-mêmes, afin de me guider jusqu'à toi. Vers mon désir de toi je cours, vers ton sourire radieux je fonds en larmes, tant mon espérance me paraissait hasardeuse et tant la peur de perdre me faisait vaciller. Ô, ma muse, ma colombe, mon astre de lumière, que ton approche soudaine irradie mon âme et gonfle mon cur d'un immense amour. Guy
Vigneau |
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