Ce
matin-là, sur la mousse couverte de rosée,
M'est apparue l'étrange
présence d'un être
Nimbé de lumière, d'une
éblouissante beauté,
Dont l'approche emplit mon corps de bienêtre.
Son
regard soudain sur moi s'est posé, rieur.
Devant mon air étonné,
l'espace d'un instant,
Ce silence subit, troublé par le merle siffleur,
Fit
naître sur mon visage un sourire d'enfant.
La
voix mélodieuse s'éleva sous les frondaisons,
Chant divin empreint
de bien exquises paroles,
Au travers desquelles naquit une suave passion
M'entraînant
alors au sein d'une céleste farandole.
Quel
est ton nom, ami égaré au pays des fées ?
Je suis un voyageur
solitaire que l'on nomme
Guy, tout comme la plante verte haut perchée
Nichant
au sommet de nos forêts gasconnes
Et
quel bon vent te pousse en ces féeriques lieux ?
La fuite éperdue
de notre vieux monde en folie
Dans lequel les hommes se prennent pour dieux
Alors
que je ne songe qu'à la paix, à l'oubli
Belle
âme, donc
Viens avec moi, noble humain.
En suivant mes pas, je
te ferai lentement découvrir
Le cur de mes sauvages contrées.
Prends ma main,
Je soulagerai ainsi ce mal être qui te fait tant souffrir.
Guy
Vigneau