Droite
et fière, dans sa robe banche de dentelles,
Tourbillonnant autour d'elle,
légère, vaporeuse,
La belle Andalouse défie ceux qui,
face à elle,
La dévore des yeux, tant sa beauté est lumineuse.
Son
regard scrute l'horizon, flamboyant et sombre,
Dans lequel brûle ce désir
qu'inspire la folle passion.
Son port de tête hautain, ne souffrira d'aucune
ombre,
Que voudraient lui imposer ses rivales avec déraison.
Ne
cherchez pas à séduire la sémillante Maryse,
Car son cur
est déjà habité par celui qui l'a ravi,
Comblé
d'avoir reçu un baiser doux comme brise,
De celle pour qui il deviendra
le plus aimant des maris.
De
ses bras graciles elle mène son fringuant ballet,
Virevoltant avec grâce
devant une foule amassée,
Alors que jouent les musiciens, vêtus
de corsets,
Calquant leur rythme sur les pas de la belle exaltée.
De
cette danse effrénée, d'où jaillit la fougue espagnole,
La
danseuse aux yeux noirs impose son aura de madone,
Sûre qu'elle est de
quérir, au travers de cette farandole,
L'amour de ceux qu'elle émerveille
comme personne.
Guy Vigneau