Regard
en coin, le sourire malicieux,
Des hanches elle ondule, chaloupée,
Devant
mon air émerveillé, envieux,
Alors que résonne une suave
mélopée.
Ses
jupes amples, colorées, s'envolent,
Tourbillonnant au rythme du Maloya,
J'observe
ses longs cils qui papillonnent,
Devant son regard qui ne me quitte pas.
Ô,
magique et rare instant d'existence,
Durant lequel ma raison vagabonde,
Narines
dilatées aux douces essences,
De celles qui enivrent, en folle ronde.
Cadence
effrénée des corps, sensuelle,
Vers laquelle mon esprit se projette,
Tant
le désir me transporte vers elle,
Dans une envie incontrôlable
de fête.
Je m'élance
au milieu des danseurs,
Malgré mes pas maladroits, novices,
Son sourire
éclatant irradie mon cur,
Afin de me guider, de gestes complices.
Féeriques
instants, musique endiablée,
Frôlement des corps de chaleur inondés,
Me
voici acteur de cette délectable soirée,
De laquelle l'amour
éclot sans être quémandé.
Guy
Vigneau