Soyeuse,
diaphane et légère comme plume,
Ton aura hante les vastes forêts
profondes,
Dissipant ton parfum, en cur de brume,
Afin que je découvre
ton Nouveau Monde...
De
magie, d'amour et d'exquise harmonie.
Suivant ta trace, comme fou je m'élance,
Parcourant ainsi tes éclatants jardins de vie,
Au cur desquels
renaît ma tendre enfance.
Oui,
je cours vers toi, oh sublime déesse !
Évasion éperdue
vers ton immense amour,
Dont, nulle autre, aucune néfaste prêtresse,
Ne sauraient ralentir mes pas, faits de velours.
Je
m'envole, porté par cette salvatrice brise,
Ouvrant devant moi le chemin
qui mène à toi,
Pour que mon âme séduite, totalement
soumise,
Trouve enfin refuge sous le couvert de ton toit.
Guy
Vigneau