De
notre subconscient elle surgit,
Parfois fugace, souvent impromptue,
Elle
se révèle à nous, le jour, la nuit,
S'invitant sans vergogne,
inattendue.
Taraudant notre
esprit, tyrannique,
Le malmenant alors quelque peu,
Soudain cruelle, voire
despotique,
Elle le chavire, recherchant l'aveu.
Ou,
divine, tel un heureux présage,
Nous transmet sérénité
et douceur,
Dont l'âme a tant besoin à tout âge,
Berçant
celle-ci d'un évident bonheur.
Parfois,
au sortir de notre imagination,
D'un seul coup changeante, elle afflue,
Sans
se soucier de cette âpre révolution,
Que provoque son apparition
imprévue.
Tantôt
très passionnée, ou exubérante,
De notre existence elle
se joue, bouscule
Notre éthique en possession lancinante,
Étrange,
fortuite, afin que tout bascule.
Jusqu'à
nourrir en nous de noirs desseins,
Telle une bête immonde, à la
fois perfide,
Elle devient meurtrière, brisant nos reins,
Indécente
émanation aux relents fétides.
Souvent
incontrôlable elle nous échappe,
Et l'on se prend à vouloir
la manipuler,
Alors que, autocratique, elle nous épate,
Car, elle
seule sait quand nous faire rêver.
Guy
Vigneau