Ô,
soyeuse et délicate petite plume,
Virevoltant au gré des vents
salés,
Cherchant, par-delà mer d'écumes,
Sa route contre
tempêtes et marées.
Il
est des voies maritimes secrètes,
Dont le navigateur, que je fus jadis,
T'invitera
d'emprunter, de mouettes
Escortée, afin d'aborder en paradis,
Au
cur duquel, de joie et caresses,
Je couvrirai ton jeune corps de baisers.
Ce
désir de toi me grise, ô, ivresse
Des sens, plongeant en un brasier,
Ton
marin dont l'âme se consume.
Vole vers moi, magique poétesse,
Malgré
cet océan, envers la brume,
Je guiderai ton voyage, ô, déesse.
Il
sera dit que ton approche désirée,
Annoncée du ballet
de nos goélands,
Aux ailes blanches largement déployées,
Fera
sourdre en mon cur tous les élans
Auxquels
tu répondras, par des soupirs,
Et la force d'un amour dès plus
passionné.
Écoute le vent, il te révèle mon infini
désir,
De t'aimer sans cesse, te chérir pour l'éternité.
Guy
Vigneau