Cruelle
injustice qui ravage mon âme,
Y provoquant de profondes blessures,
Marquant
au fer mon cur de femme,
Lâchement oubliée pour une aventure.
Insupportable
réalité que je refuse,
Alors que ta vie continue, ailleurs
Et
que je demeure, telle une recluse,
Murée dans le chagrin de mon malheur.
Déjà
meurtrie par la perte de notre enfant,
Iniquité que le sort fit peser
sur ma personne,
Je réalise qu'étaient vains mes rêves
d'antan,
En ravalant mon cri de douleur, je frissonne.
Surgissent
alors, des tréfonds de mon être,
De noirs souvenirs que je m'efforçais
de taire,
Ceux d'une petite fille torturée par le mal-être
Lors
de la disparition des siens, ceux de sa chair.
D'où
qu'elle vienne cette épreuve effroyable,
Que cause notre séparation,
demeure un étau
Broyant durement mon cur de façon intolérable,
Ne
laissant apparaître que l'horreur de mes maux.
Guy
Vigneau