D'un
pas silencieux, l'élégante silhouette
S'avance posément
sur les graviers blancs,
Apparemment charmée du chant de l'alouette,
Humant
la parure fleurie des cerisiers blancs.
Devant
cette apparition je demeure extatique,
Et tout à ma contemplation, vois
passer cette
Mince créature aux traits raffinés, énigmatiques,
M'exposant
au passage sa somptueuse toilette.
D'elle,
s'échappe une fascinante sérénité,
De celle qui
vous surprend d'admiration,
Alors qu'elle irradie de toute sa féminité,
L'endroit
où je venais quérir l'inspiration.
Je
perçois de profil son singulier minois,
Tout de poudre blanche de riz,
maquillé,
Sur lequel un sourire exhorte mon émoi,
Tant je
suis sous le charme, émerveillé.
Geisha
de statut, elle affiche son rang,
Alors que se révèle son délicat
parfum,
Émanant de son chatoyant kimono blanc,
Vers lequel mon odorat
s'enivre, opportun.
Subjugué
par cette présence fantastique,
À laquelle, surpris, je ne m'attendais
pas,
Je me laisse aller à cet instant magique,
La voyant s'asseoir
en dévoilant ses bas.
Tant
de légendes se perpétuent sur elle,
D'où il ressort bien
des désirs inavoués,
Sur lesquels cette femme, si sûre
d'elle,
Ne laisse entrevoir la moindre véracité.
Guy
Vigneau