Ecriture Passion...

 

 

 

La part du rêve

 

 

Résumé :

Ce 27 avril 2035 la navette américaine Colombus s'apprête à rejoindre la station spatiale internationale, Jupiter, en orbite géostationnaire à 35000 kilomètres de la Terre. Son équipage, composé de trois hommes et d'une femme dont deux scientifiques, va vivre la terrifiante aventure qu'un destin diabolique a concoctée pour lui…

Fleuron d'une humanité décadente, cette élite va se retrouver catapultée dans un futur lointain, à la suite d'un orage magnétique titanesque, lors de son retour vers le Cap Canaveral.

La planète devant laquelle Colombus va émerger, au sortir d'un vortex abyssal, ne ressemble en rien à celle dont son équipage est originaire. De proportions semblables, mais totalement stérile…

Les quatre astronautes, perdus aux confins de l'univers, devront alors affronter une nouvelle destinée, cruelle, qui jalonnera leur interminable périple de drames inévitables…

Une aventure humaine à la hauteur d'une incroyable odyssée.

L'auteur : Guy Vigneau

 

Note de L'auteur à l'attention des lecteurs :

Ce livre, paru en mai 2005, aux éditions Amalthée de Nantes, est actuellement disponible chez l'auteur, pour la somme de quinze euros nets, frais de port offerts pour la France métropolitaine uniquement.

Pour passer votre commande, contactez-moi, par mail à : guy.vigneau@hotmail.fr

Le règlement s'effectura par chèque bancaire, rédigé à l'ordre de : Monsieur Guy Vigneau.

Consultez, à ce propos, et si vous le souhaitez, mon site : www.guyvigneau.com (sur Google).

 

Extrait du livre...

Quelque part dans l'espace-temps, à bord de la navette spatiale Colombus, l'équipage s'apprêtait à la séparation avec la station spatiale internationale Jupiter. Le compte à rebours avait repris, l'heure H étant proche.
Maureen adressa à son ami un sourire légèrement crispé, espérant secrètement que tout se passerait bien. Une fois sur Terre, ils pourraient prendre des vacances bien méritées et qui sait, accepterait-il peut-être de connaître ses parents…
Antony, de son côté, suivait les instructions de la tour de contrôle, perdue quelque part au centre de la station orbitale et n'avait plus le temps de penser aux joies de l'amour.

Enfin, l'ordre de séparation retentit dans la capsule de pilotage et Colombus plongea dans la nuit du vide intersidéral, tel un petit point clair s'évanouissant au cœur de l'immensité intergalactique.
- Moteurs en poussée vectorielle optimum, confirma Antony qui occupait les fonctions d'ingénieur de bord chargé de la propulsion durant toute la durée du vol.
- Trajectoire correcte, annonça le second navigateur. Nous venons au 227, commandant.
- Mademoiselle, messieurs, bienvenue à bord de notre navette, plaisanta James Clarke. Nous espérons que ce voyage vous comblera d'aise, et espérons vous retrouver sur un prochain vol...
Quelques éclats de rire fusèrent dans les écouteurs, accompagnés de tapes amicales sur l'épaule du " Pacha " de la part de Shaft, le second. James adorait ce moment de communion intense qu'ils éprouvaient en commun, dans cet espace où ils étaient confinés. Une bulle de vie, perdue dans l'infini de l'univers…

Le vol de Colombus se déroula sans encombre, du moins pendant la première partie et puis, subitement, il y eut ces terribles éclairs zébrant le noir du vide spatial. Les lueurs illuminèrent les abords de la navette avant de secouer celle-ci dans tous les sens, obligeant les pilotes à reprendre les commandes manuelles.
La tension monta d'un cran et l'inquiétude se lut sur les visages des quatre astronautes. Le bombardement des fulgurations était incessant, depuis plusieurs minutes. Maureen, chargée des communications avec le centre de la NASA du Cap Canaveral, envoya des messages de détresse sans discontinuer. Sa voix chevrotait par moment, car elle avait le plus grand mal à garder son sang-froid...

- Pas de contacts radio ! Ni avec le centre et encore moins avec la station Jupiter… C'est du sérieux commandant !
- Maureen, s'écria James, il faut continuer bon sang. Ils vont bien finir par nous entendre. Essayez les autres fréquences. Pas de répit. Émettez sans interruption !
- Négatif commandant ! Je n'arrive même plus à obtenir le moindre semblant de parasite…
Peine perdue. La navette américaine était la proie de tempêtes magnétiques titanesques. Celles-ci déformaient le champ visuel des pilotes qui avaient le plus grand mal à maintenir leur vaisseau dans sa trajectoire de rentrée dans l'atmosphère. Soudain, il y eut un black-out complet. Les instruments du bord s'affolèrent. Toutes les alarmes s'allumèrent et les ordinateurs offrirent des coordonnées totalement incongrues.

Enfin, ce fut le noir complet, mis à part l'éclairage produit de l'extérieur par la tourmente. Les quatre navigateurs virent avec effroi surgir au loin, devant l'étrave de Colombus, un immense tunnel façonné d'arcs électriques, très colorés, avec en son centre un trou noir béant comme une gueule monstrueuse…
Maureen poussa un hurlement qui vrilla les oreilles des autres membres de l'équipage. Tétanisés sur leurs fauteuils, les yeux exorbités, les astronautes fixèrent l'antre diabolique qui allait les avaler. La petite navette était en totale perdition et rien ne semblait pouvoir la sauver de sa cruelle destinée…

Colombus, happée par cette bouche incommensurable prit une vitesse vertigineuse, en tournoyant sur son axe, mettant à rude épreuve les protections thermiques de l'appareil.
"Nous allons imploser" se dit Antony qui tentait de défaire le bras gauche de Maureen, totalement crispé sur le sien, en essayant d'atteindre les commandes des rétrofusées. Cela ne servit à rien, car les instrumentations ne répondaient plus, depuis un long moment déjà.

L'immersion dura un temps interminable, dans un décor irisé de couleurs et l'équipage, désespéré, ne put que s'en remettre à Dieu… Et puis, bizarrement, un phénomène étrange se produisit. Du jamais vu dans l'aérospatiale... Colombus donna l'impression de heurter un mur invisible, comme bloquée par une main géante, tant fut brutal son ralentissement. Les commandes de vol répondirent à nouveau. Les cadrans s'éclairèrent, puis, subitement, la lumière revint.
- Tout le monde au rapport, s'écria Clarke !
L'un après l'autre, chacun vérifia ses consoles et leur foultitude de données complexes.
- Propulsion OK, commandant, confirma Antony.
- Toutes les communications radio sont rétablies, commandant, précisa Maureen. Ouf, on l'a échappé belle !

- Oh ! Regardez, s'écria Milton Shaft. Où sommes-nous ? C'est bizarre, on dirait que nous nous trouvons dans une autre constellation ? Nous ne sommes pas chez nous...
Devant Colombus, s'offrait aux regards des astronautes un ciel superbe et constellé de myriades d'étoiles avec, dans leur axe d'approche, une planète totalement inconnue…
- Je n'y comprends plus rien, s'écria Milton. La configuration de ce système solaire est identique à la nôtre et répertoriée dans nos tables de navigation… Cette planète ne correspond absolument pas à notre Terre et de toute façon, il n'y a pas de Lune…

- Nous avons été avalés par un vortex électromagnétique et j'ai bien peur que nous ne soyons définitivement perdus dans l'univers. Pire, si nous avons franchi une zone inconnue dans l'espace-temps, nous nous trouvons dans une autre dimension… Laquelle, Dieu seul le sait, dit sombrement James Clarke. Quelqu'un a-t-il relevé les derniers paramètres du vol avant la plongée ?
- Oui, ils sont notés là, fit Maureen en tendant une feuille au Commandant de bord.
Après maintes vérifications sur les cartes de navigation céleste embarquées, ils s'aperçurent que les éléments recueillis étaient identiques à la configuration stellaire de leur système solaire…
- Clarke explosa. Ce n'est pas possible !!! Les calculateurs ont dû faire une erreur ?

Soudain, une " voix " s'adressa à l'équipage, faisant montre d'une autorité impérieuse, dans un langage totalement inconnu… Ils se figèrent, comme foudroyés.
Ce qui se passa ensuite les laissa sans voix. Rien ni personne n'aurait pu préparer les quatre astronautes à ce qui allait suivre. Pour eux, ce cauchemar horrible prenait l'apparence d'une épouvantable réalité…

Un immense vaisseau, en forme de flèche, d'une taille si imposante qu'il couvrait presque en totalité leur champ de vision apparut soudain, venant droit sur eux, à très grande vitesse… De couleur gris-foncé, il s'apparentait à une machine de guerre. Sa masse semblait ne poser le moindre problème quant à sa vélocité, encore moins à sa manœuvrabilité.

- Je rêve, ou quoi ? Nous sommes en pleine science-fiction ? Ce n'est pas réel un engin de cette importance… On ne voit ça, qu'au cinéma !
Ces paroles étaient prononcées par le pauvre Milton, au bord de la crise de nerfs. Ses camarades d'infortune ne valaient guère mieux, à peine remis des " G " positifs subis.

Le croiseur interstellaire stoppa sa course, adressant des flashs lumineux rapides et répétés. Ils furent ponctués d'ordres brefs, mais assurément incompréhensibles pour les malheureux passagers de Colombus. Une peur panique s'empara un court instant de l'équipage.
- Milton Shaft se mit à hurler. Mais ils sont fous, ces types !!!
- Le pire, si nous n'arrivons pas à nous comprendre, c'est qu'ils sont fichus d'ouvrir le feu sur nous, renchérit James Clarke…